6 décembre 2022
La junte militaire au pouvoir en Guinée

La junte militaire au pouvoir en Guinée rechigne à rendre le pouvoir aux civils. © JOHN WESSELS / AFP

Guinée : gel des avoirs parmi les sanctions ouest-africaines contre la junte

Les dirigeants des États ouest-africains ont décidé d’infliger un gel des avoirs financiers et une interdiction de voyager à des membres de la junte au pouvoir en Guinée face à l’inflexibilité des militaires sur une date de retour des civils au pouvoir, indique un communiqué publié après un sommet extraordinaire jeudi 22 septembre.

Les leaders des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) réunis jeudi à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU ont aussi décidé «la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la Cédéao», dit le communiqué final de la réunion consulté vendredi par l’AFP.

Les États membres vont rappeler pour consultations leurs ambassadeurs accrédités en Guinée. La Cédéao donne un mois à partir du 22 septembre aux autorités guinéennes pour accepter un délai «raisonnable et acceptable» pour céder la place à des civils élus, «sous peine de sanctions plus sévères». La Cédéao s’est jusqu’alors dite prête à accepter une période transitoire de deux ans avant le retour des civils au pouvoir. La junte qui a pris la tête du pays par la force en septembre 2021 persiste à vouloir s’y maintenir trois ans.

Ci-dessous le communiqué final de ce sommet :

SOMMET EXTRAORDINAIRE
DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT
DE LA CEDEAO SUR LA SITUATION EN GUINEE ET AU MALI

Ci-dessou la LISTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

figurant dans la Décision MSC. A/DEC 4/09/2022,

Ci-dessous la LISTE DES MEMBRES DU BUREAU DU CONSEIL NATIONAL DE
LA TRANSITION (CNT)

figurant dans la Décision MSC. A/DEC 4/09/2022,

Sur RFI, le président du Niger Mohamed Bazoum dit savoir pourquoi la junte guinéenne s’obstine à ne pas coopérer avec l’institution sous-régionale. ‘’Ils ne sont pas de l’UEMOA [Union économique et monétaire oust-africaine], ils ont une façage maritime. Les sanctions les plus fortes qui puissent être prises, c’est la fermeture des fontières qui ne les concernent qu’en partie et des mesures à caractère monétaire qui ne les concerne pas du tout’’

Par Le Figaro avec AFP