6 juillet 2022
Le général Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées

Le général Thierry Burkhard, chef d'état-major des armées, Florence Parly, ministre des Armées, et Bernard Emie, chef de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), (LUDOVIC MARIN / AFP)

Mali : la junte “dénonce” les accords de défense avec la France et rompt le cadre juridique fixant la présence de l’opération Barkhane

Le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, a fait cette annonce lundi soir, sur la télévision nationale.

La junte au pouvoir au Mali a annoncé, lundi 2 mai, dénoncer les accords de défense avec la France et ses partenaires européens. Elle fustige les “atteintes flagrantes” de la part des forces françaises présentes dans le pays à la souveraineté nationale et de “multiples violations” de l’espace aérien malien.

Les autorités maliennes rompent les Accords de statut des forces (Status of Force Agreements, ou Sofa) fixant le cadre juridique de la présence au Mali des forces française Barkhane et européenne Takuba, ainsi que le traité de coopération en matière de défense conclu en 2014 entre le Mali et la France, a annoncé le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement, sur la télévision nationale.

La France et ses partenaires européens ont officialisé, en février, leur retrait militaire du Mali, au terme de neuf ans de lutte antijihadiste. “Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie, ni les objectifs cachés”, a justifié Emmanuel Macron. La France n’était plus la bienvenue au Mali. Des manifestations contre la présence des soldats de la force Barkhane étaient de plus en plus nombreuses. Les relations avec la junte militaire, qui avait pris le pouvoir en 2020, étaient exécrables.

avec AFP