Xi Jinping, Joe Biden

Xi Jinping et Joe Biden lors du sommet du G20 à Bali,ALEX BRANDON / AP

Au G20, pour son grand retour diplomatique, Xi Jinping joue le dialogue avec les Occidentaux

Au G20 : Le président chinois a rencontré Joe Biden, lundi 14 novembre, pendant plus de trois heures, puis, mardi matin, Emmanuel Macron qui a tenté de le convaincre d’intervenir auprès de Vladimir Poutine concernant la guerre en Ukraine.

Tel un sportif longtemps absent de la compétition pour cause de stratégie zéro Covid, le président chinois, Xi Jinping, a décidé de faire sa rentrée internationale en deux temps cet automne. D’abord un échauffement en Ouzbékistan, à la mi-septembre, où il s’agissait de retrouver un groupe de pays amis, réunis au sein de l’Organisation de coopération de Shanghaï – l’occasion, alors, de croiser son homologue russe, Vladimir Poutine. Puis, cette semaine, la véritable compétition, l’arène mondiale, le G20 de Bali, en Indonésie, où, son partenaire russe absent, le dirigeant chinois se confronte aux Occidentaux, plus de huit mois après le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine.

Russian President Vladimir Putin, left, gestures while speaking to Chinese President Xi Jinping during the Shanghai Cooperation Organization (SCO) summit in Samarkand, Uzbekistan, Friday, Sept. 16, 2022. (Sergei Bobylev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

En lever de rideau, la rencontre avec le président américain, Joe Biden, lundi 14 novembre, a tenu ses promesses. Les deux dirigeants, qui s’étaient entretenus à distance à cinq reprises depuis 2020, se sont serré la main, sans masque. Leur entretien a duré plus de trois heures.

Les deux hommes ont d’abord choisi de faire assaut d’amabilités. M. Biden, requinqué par des élections à mi-mandat dont il sort en partie vainqueur, n’est pas, à la différence de son prédécesseur, Donald Trump, du genre à humilier ses adversaires. « C’est un vrai plaisir de vous revoir », a-t-il lancé au début de la réunion dans l’hôtel où réside M. Xi. Celui-ci, désormais assuré de rester au pouvoir aussi longtemps qu’il le souhaite, n’est pas pressé. Son objectif est de poursuivre la modernisation de son pays pour qu’il devienne la première puissance mondiale en 2049. « Nous devons trouver la bonne voie pour que cette relation bilatérale aille de l’avant et s’élève », a assuré le numéro un chinois.

SOURCE lemonde